LA MAISON QUITIENTCHAUD"Chaud Home"
Ils sont qui de la Loire qui de Haute-Loire, zone interlope à cheval entre l'Auvergne et Rhône-Alpes. Un groupe est toujours une histoire de rencontres, et celui-ci n'y échappe pas. Sauf qu'à la lointaine origine, ce n'est pas La Maison Quitienchaud, c'est un autre, les vedettes d'alors sur la Haute-Loire, les fameuses Zourilles et leur « tragi comédie musicale non subventionnée » qui, de foyers ruraux en podiums sur les places de villages, ont sillonné et écumé le département, avec parfois quelques échappées sur l'extérieur : Saint-Étienne, Le Puy, Aurillac, Clermond, Annecy, Belgique, Allemagne… La gloire ! Mais je vous parle d'un temps…
Exit les Zourilles, chacun repart en 2003 à ses nouvelles occupations, quitte l'intermittence pour un boulot permanent. Stéphane est du lot. Éducateur, il bosse alors en CAT. Reste en lui une petite musique qui périodiquement musarde et parfois s'agite. Jusqu'à la rencontre deux ans plus tard avec Hervé, un collègue moniteur-éducateur, saxophoniste nourissant au fond de lui un projet de fanfare. Qui d'emblée se mue en un duo chanson, pour lequel Hervé exhume du grenier son accordéon chromatique et astique ses touches. Il faut un nom : ce sera La Maison Quitientchaud, trouvé un soir d'hiver sans doute, entre deux vins chauds. La « première » scène se déroule fin mars 2006. Durant six mois, ils vont tourner à deux, le temps de faire quant même trente dates. Manifestement il manque un son additionnel, autre adjuvant, une contrebasse. Qu'ils trouvent en la personne de Xavier, un ami commun, mais aucun des deux ne le savait. « On a tous adopté un instrument qui n'était pas le nôtre » disent-ils fièrement. Un premier cédé paraît, En un seul mot, vite épuisé, avec son lot de raisonnables tubes. Comme J'aurai cette femme… Car femmes et vie sentimentale meublent chaleureusement cette première pièce de la Maison. Les trois deviennent dare d'art intermittents. Et chacun, en plus de la scène, occupe une fonction au sein du groupe. L'un organise les tournées, l'autre la régie. Stéphane, lui, écrit. Le communicant viendra avec Pierre-Jean, ambulancier dans le civil, petit frère de Xavier certes mais aussi et surtout batteur. Car Quitientchaud était jusque là 100% acoustique et cette Maison aspire à l'électricité, au confort moderne, à l'amplifié, pour bien occuper des scènes désormais plus grande qu'un coin de bar. De cette révolution, de leurs cogitations, naît le deuxième opus, Plus t'en as plus t'en veux, en ce début 2010. Ce n'est qu'une fois les textes achevés, quasiment mis en boîtes, qu'est apparue l'évidence d'une thématique qui crève alors les yeux et les oreilles : le trop, le trop plein, la consommation à outrance. Pas que celle au supermarché, le toujours tout qui nous anime dans un monde fou. Les scènes sont de plus en plus grandes, souvent partagées avec autant de groupes qui leur ressemblent un peu : Karpatt, Les Fils de Teuhpu, Rue de la Muette, Agnès Bihl même. Nos Quitientchaud essayent de n'y tenir que leur répertoire en propre, limitant les reprises à d'autres lieux, d'autres ambiances, bien souvent à ces bars que, de temps en temps, ils retrouvent. C'est en de telles reprises que leur ADN chante plus encore : Vian, Gainsbourg, Manu Chao, La Rue Kétanou, Bourvil, Les Ogres de Barback… tout fait son, tout fait sens. Stéphane Bouilhol (chant, guitare, harmonica), Hervé Ribeyron (accordéon, sax soprano, choeur), Xavier Savin (basse, percussions, choeur), Pierre-Jean Savin (batterie, percussions, choeur). Management : Hervé Ribeyron au 06.76.99.93.11, mél : Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ; site : www.lamaisonquitientchaud.com |